Le gouvernement du Québec a dévoilé sa toute première Stratégie québécoise de l’audiovisuel en 30 ans, accompagnée d’un investissement de 609,6 millions de dollars sur cinq ans (2026-2031). Cette initiative vise à moderniser l’industrie audiovisuelle québécoise afin de répondre aux défis posés par les plateformes numériques, l’intelligence artificielle et l’évolution des habitudes de consommation.
La stratégie s’articule autour de quatre axes : renforcer l’identité culturelle québécoise à l’écran, rejoindre les publics là où ils consomment les contenus, accroître le rayonnement des œuvres québécoises ici et à l’international, et moderniser l’écosystème audiovisuel. Une attention particulière est accordée aux jeunes générations, notamment par une transformation du rôle de Télé-Québec et un soutien accru à la création de contenus numériques.
Les premières réactions de l’industrie ont été largement positives. L’Association des professionnels de l’édition musicale (APEM) a salué la vision portée par la stratégie et les investissements annoncés, se réjouissant de voir la musique reconnue comme un élément essentiel de l’écosystème audiovisuel québécois. L’organisme estime que les mesures prévues pourraient favoriser un meilleur rayonnement des œuvres musicales d’ici et renforcer les liens entre les secteurs de la musique et de l’audiovisuel.
De son côté, l’ADISQ a qualifié la stratégie de prometteuse pour les musiques québécoises. L’association accueille favorablement l’attention accordée à la découvrabilité des contenus et à l’accès des jeunes publics aux œuvres culturelles, tout en soulignant l’importance de poursuivre les efforts afin d’assurer la présence et la valorisation de la musique québécoise sur les plateformes numériques.
La SPACQ-AE a également accueilli favorablement cette vision ambitieuse pour l’avenir de l’audiovisuel québécois. L’organisme souligne notamment les investissements prévus en développement, en financement et en rayonnement des œuvres, ainsi que les mesures destinées à renforcer la compétitivité et l’innovation du secteur. Elle rappelle toutefois qu’un soutien comparable demeure nécessaire pour le secteur de l’audio et invite le gouvernement à élaborer une stratégie similaire pour les créateurs et créatrices de musique ainsi que pour l’ensemble de l’écosystème sonore québécois.
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