Montréal, le 5 novembre 2025 — Le budget fédéral 2025, Un Canada fort, reçoit un accueil favorable du milieu culturel canadien, mais plusieurs organisations soulignent que les mesures restent temporaires et réclament des engagements durables.
La CDEC se réjouit de l’instauration d’un droit de suite pour les artistes et des investissements de 48 M$ sur trois ans pour le Fonds de la musique et 150 M$ pour Téléfilm Canada, tout en regrettant l’absence de mesures pour le Fonds du livre du Canada.
Les associations musicales (CIMA, SPACQ-AE, ADISQ, APEM) saluent le renouvellement du Fonds de la musique, mais appellent à un financement stable et accru, de 60 M$ par an, pour assurer la compétitivité des artistes et des entreprises canadiennes.
Pour les arts vivants, CLMA, CAPACOA et RIDEAU accueillent la reconduction des programmes de soutien aux festivals et salles de spectacles, mais soulignent que la pérennité du financement reste incertaine et qu’un crédit d’impôt pour les arts vivants serait un levier important.
Enfin, la FCCF salue le maintien des programmes pour la francophonie et l’augmentation du budget de Radio-Canada/CBC, tout en restant vigilante sur l’allocation de 6 M$ au Conseil des arts du Canada, jugée insuffisante.
Les Scènes de musique alternatives du Québec (Les SMAQ) expriment toutefois une vive inquiétude face à l’absence de mesures ciblées pour les lieux de diffusion indépendants. Bien qu’elles reconnaissent la reconduction de programmes essentiels comme le Fonds de la musique du Canada, elles déplorent que le gouvernement n’ait pas tenu ses engagements d’augmenter les investissements culturels à 1 % du budget fédéral. Selon les SMAQ, les salles indépendantes constituent l’épine dorsale de l’écosystème musical, mais demeurent parmi les acteurs les plus vulnérables du secteur. L’organisme appelle donc le gouvernement à mettre en place une stratégie de soutien durable pour préserver la diversité et la vitalité du tissu culturel canadien.
Au total, le budget prévoit 769 M$ sur cinq ans pour les arts et la culture, dont 67,5 M$ pour les arts vivants et 54 M$ pour soutenir les créateurs. Les organismes culturels insistent sur la nécessité de rendre ces investissements durables pour garantir la vitalité et la compétitivité du secteur.



