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Dévoilement de l’étude nationale « Réduire l’écart : Impact et représentation des PANDC au sein de l’industrie musicale au Canada »

TORONTO, ON (30 mars 2022) – Aujourd’hui, l’Association canadienne de la musique sur scène (CLMA), avec le soutien de FACTOR et du Gouvernement du Canada, de Creative BC et la province de la C.-B., et d’Ontario créatif, a dévoilé les résultats de l’étude nationale Réduire l’écart : Impact et représentation des Autochtones, des Noir.e.s et des personnes de couleur (PANDC) au sein de l’industrie musicale au Canada.

L’étude nationale confirme le besoin urgent de militer pour les individus racisés travaillant dans le secteur. Les PANDC forment 16 % du nombre total de travailleurs de l’industrie de la musique sur scène au Canada et gagnent en moyenne 11 700 $ de moins que les travailleurs blancs de l’industrie. L’étude démontre que si les PANDC travaillant au sein de l’industrie (incluant les artistes) gagnaient autant que leurs homologues blancs, elles ajouteraient 202,2 millions $ à la contribution annuelle de l’industrie au PIB. Au total, la contribution au PIB absente des PANDC manquantes et les revenus perdus totalisent un montant estimé à 273,5 millions $.

« L’Association canadienne de la musique sur scène est fière d’avoir défendu et mené cette étude, et nous sommes reconnaissants envers nos partenaires de l’industrie et nos investisseurs qui ont contribué à la rendre possible. Nous ne sommes ni choqués ni surpris par les conclusions »

 Erin Benjamin, présidente et PDG de l’Association canadienne de la musique sur scène (CLMA).


Les autres conclusions clés incluent la nécessité d’immédiatement aborder la question des intermédiaires (gatekeepers). Les quatre postes les plus occupés par les personnes blanches au sein de l’industrie de la musique sur scène sont des postes d’intermédiaires : propriétaires de salles, promoteurs, producteurs d’événements et programmateurs de festivals. Les PANDC sont sous-représentées dans certains milieux de travail de l’industrie musicale, 61 % des entrepreneurs et propriétaires blancs rapportant que les PANDC forment une minorité de leur personnel. Ces résultats, en plus du 82 % des PANDC qui ont mentionné qu’un accès accru aux intermédiaires — incluant les producteurs, cadres, bookers et agents — serait l’une des ressources les plus utiles pour leur avancement professionnel, indiquent fortement qu’il y a un besoin pour davantage de représentation des PANDC dans les postes d’intermédiaires afin d’amplifier la diversité au sein de l’industrie de la musique sur scène.

« Mais à présent, avec ce rapport entre nos mains, nous pouvons — chacun de nous — multiplier les efforts pour enrayer les inégalités systémiques présentes dans notre industrie, en faisant une priorité de l’implantation des changements recommandés par l’étude pour atteindre ce que nous savons qui est nécessaire, et ce que nous savons qui est juste. »

Erin Benjamin, présidente et PDG de l’Association canadienne de la musique sur scène (CLMA).

Les sources d’inégalité incluent le manque de représentation, l’obstacle le plus important mentionné par les PANDC par rapport à leur sentiment d’appartenance au sein de l’industrie musicale. Le tokénisme est aussi mentionné comme un obstacle majeur. Le manque de possibilités de promotion et les obstacles reliés à l’emploi (incluant le processus d’embauche, les taux de rotation élevés et le népotisme) ont aussi été souvent mentionnés par les PANDC, les personnes noires en particulier dénonçant le manque d’appui du leadership comme un obstacle majeur. Les personnes autochtones sont celles qui ont le plus souvent mentionné leur peur de perdre le contrôle de leurs histoires, de leurs projets artistiques et/ou de leur pouvoir décisionnel, tandis que le bien-être mental/physique (c’est-à-dire des prestations d’assurance [santé ou autre] inadéquates, ou un manque d’équilibre entre la vie professionnelle et la vie privée) a été mentionné en tant qu’obstacle important à l’avancement professionnel par toutes les personnes ayant répondu à l’étude.

Les conclusions de l’étude soulignent aussi une inquiétude par rapport aux catégorisations. Les termes tels que « musique autochtone » et « musique du monde » ont été soulignés par les répondants comme créant à la fois un sentiment d’appartenance à une communauté, et des sentiments de marginalisation et de tokénisme. L’inégalité intersectionnelle, plus précisément l’écart de confiance chez les femmes de couleur, a aussi été mentionnée, en plus des relations complexes avec la blancheur, seulement 42 % des PANDC indiquant qu’il y a des gens dans des postes de leadership au sein de l’industrie de la musique sur scène provenant de leur communauté ou culture, comparativement à 78 % des répondants blancs.

L’étude nationale inclut plusieurs recommandations clés pour l’industrie canadienne de la musique sur scène (c’est-à-dire les propriétaires de salles, promoteurs, agents, gérants et organisateurs de festivals, entre autres), pour le gouvernement et les organismes subventionnaires, et pour les PANDC travaillant dans le secteur, ainsi que des appels à l’action pour les diffuseurs. Notamment, promouvoir les reconfigurations de l’industrie en incluant des seuils d’admissibilités et des critères d’évaluation qui stipulent que les organisations menées par des personnes blanches doivent inclure une représentation considérable de PANDC dans des postes décisionnels, en plus d’améliorer l’accessibilité et d’inspirer la confiance.

Consultez l’étude « Réduire l’écart : Impact et représentation des Autochtones, des Noir.e.s et des personnes de couleur (PANDC) au sein de l’industrie musicale au Canada. » grâce à la boite à outils.

Rencontrez l’équipe du CLMA qui a élaboré l’étude.

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