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Écrit par 19 h 09 min Articles, Financement et Organismes publics

La culture ne survivra pas, elle vivra

C’est au travers de la section Libre Opinion du journal Le Devoir qu’a été publiée une lettre ouverte rédigée par Dominic Trudel (directeur général du Conseil québécois de la musique) et Sandra Pelletier (directrice générale de REPAIRE).

Avec un peu plus d’une vingtaine de signataires, et menée par Coalition Culture, la lettre alerte les instances gouvernementales quant au statut de la culture au Québec.

Hormis les facteurs aggravants tels que la pandémie ou la crise économique actuelle, les rédacteurs expliquent que le secteur présentait déjà des failles bien avant la pandémie, ils décrivent notamment un plan d’action présenté en 2017 par la coalition et qui est resté sans réponse.

Les sommes et financements alloués post-pandémie ont permis certes de sauver certains lieux ou associations, mais n’offrent qu’un choix de survie. Crise sanitaire et inflation n’ont fait qu’empirer la situation, et aujourd’hui l’heure n’est plus à maintenir en vie mais à redonner réellement vie au secteur.

Les derniers chiffres en date sur les montant injectés démontrent que « la culture est un investissement et non une dépense ».

Cette lettre, dont la publication ne pouvait être plus bienvenue, est un appel voire une sommation à pérenniser le secteur, à garantir une sécurité quant à la professionnalisation dans les métiers culturels étant nécessaire pour un fonctionnement sain de l’écosystème culturel québécois. Pour cela, les signataires demandent de passer le pourcentage alloué à la culture à 2% du budget annuel du Québec (contre 1% à l’heure actuelle).

À cette heure, la consommation de culture demeure essentielle, elle est un mode de vie rassembleur qui aide à la reprise et à la relance dans une situation de crise économique intense.

Rendre la culture accessible à tous, que ce soit pour la consommer ou en être un acteur interne, est la condition sine qua non pour une société saine, d’autant plus lorsque chacun appréhende le quotidien suite à deux ans d’éloignement social, d’annulations ou de fermetures.

Pour consulter la lettre ouverte, rendez-vous ici.

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